Vous avez dit transparence ?

L'article paru dans l'hebdomadaire L'Express du 10 juillet

L’article paru dans l’hebdomadaire L’Express du 10 juillet

L’hebdomadaire L’Express du 10 juillet consacre une série d’articles à « Ces élus qui embauchent leurs conjoints, leurs enfants, leurs neveux, leurs ex, leurs … ».

L’un de ces articles est intitulé : « Loir-et-Cher : la PME « PML ». Le député Patrice Martin-Lalande travaille en famille. Et il le revendique ».

Conformément à son comportement permanent sur ces questions, Patrice Martin-Lalande tient à donner cette information sur son site en la complétant, comme il l’avait fait pour les précédents articles du Figaro ou du Nouvel Observateur, des réponses qu’il avait faites aux journalistes et qui ne trouvent pas obligatoirement leur place dans leurs articles.

 

Patrice Martin-Lalande a rencontré le journaliste de L’Express Michel Feltin-Palas à l’Assemblée nationale le 2 juillet et lui a adressé un courriel complémentaire qui précise :

«  -En résumé de ma situation un peu particulière:
-travailler avec sa femme est la meilleure solution pour que la vie de parlementaire ne vous rende pas étranger l’un à l’autre;
-le travail avec mon fils est un heureux accident puisque mon équipe de 4 était au complet pour la nouvelle législature, fin 2007, et que le départ imprévisible et rapide de mon assistante parisienne a rendu nécessaire son remplacement en quelques jours.
– « Vous en connaissez beaucoup des cadres supérieurs de l’Etat et leurs conjoints  qui accepteraient de dormir dans leur bureau 3 ou 4 soirs par semaine ? »
-Mon épouse et mon fils prennent l’emploi des autres ??? L’emploi qu’ils occupent auprès de moi est un emploi qu’ils libèrent ailleurs pour d’autres personnes.
-Au prix des heures supplémentaires, le soir ou en week-end, le travail fourni par mes 2 collaborateurs « hors horaires normaux » constitue une économie pour l’Assemblée nationale et un accroissement du service rendu par le député à la collectivité.
-il est très injuste et vraiment insupportable sur le plan humain de voir son nom et celui de ses proches cités dans des articles vous transformant en « illustrations » des députés manquant d’honnêteté et de dévouement à l’intérêt général. Il y a de quoi avoir envie de décrocher.
 »

 

Patrice Martin-Lalande partage par ailleurs pleinement les points de vue exprimés par deux de ses collègues députés dans le dossier de L’Express du 10 juillet, René Dosière et Valérie Pécresse.

A la question « les emplois familiaux sont-ils un problème à l’Assemblée nationale ? », René Dosière (député PS, auteur de L’argent de l’État) répond :

« Les quelques cas que j’ai pu connaître étaient de vrais emplois : l’épouse, par exemple, avait l’habitude de travailler avec son mari bien avant l’élection de celui-ci. […] S’agissant de l’emploi des conjoints, il faut distinguer le cas des collectivités locales de celui du Parlement. Les députés ont une vie compliquée en termes d’horaires et de lieux, entre leur circonscription et Paris. Que le conjoint, par exemple, puisse être un collaborateur n’est pas une mauvaise chose, à condition, bien sûr, qu’il en ait la capacité. […] La solution, selon moi : il ne faut pas interdire, il faut savoir. En chassant l’opacité, on chasse le soupçon. »

Patrice Martin-Lalande partage pleinement ce point de vue exprimé René Dosière : « il faut savoir ». Les 2 collaborateurs du député de Loir-et-Cher s’appellent Martin-Lalande et tous ceux qui travaillent avec le député, ou qui vont consulter le site du député, savent qui ils sont et quel travail ils font !

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Patrice Martin-Lalande avait déposé en juin avec sa collègue Laure de La Raudière un amendement au projet de loi sur la « transparence de la vie publique » visant à imposer au parlementaire de préciser dans sa déclaration d’intérêt un éventuel lien de parenté avec son collaborateur.

Patrice Martin-Lalande partage aussi le point de vue de Valérie Pécresse (député UMP, ancien ministre) qui distingue les « emplois exposés » au sein des cabinets et les « emplois protégés » au sein des administrations.

A la question « pourquoi certains emplois familiaux sont-ils à vos yeux plus répréhensibles que d’autres ? », Valérie Pécresse répond :

« Je distingue les emplois exposés des emplois protégés. Les premiers, par exemple au sein des cabinets, sont au libre choix de l’élu. Ils dépendent de son sort, et le contrat tombe en cas de défaite aux élections. Ils reposent sur la confiance personnelle, et cela peut se justifier. Les seconds [les emplois protégés] constituent des postes de salariés, dans une collectivité locale ou un organisme associé, postes auxquels tout Français peut se porter candidat. Le seul critère doit être celui de la compétence […]. Je ne mets pas un non de principe à ces embauches, mais je demande deux choses : […] d’abord, il faut que les élus déclarent les liens familiaux de toute nature, y compris le concubinage, qu’ils entretiennent avec des personnes travaillant dans la collectivité ou dans un organisme dépendant d’elle. […] Ensuite, une procédure d’alerte doit être organisée auprès de la Haute Autorité de la transparence de la vie publique actuellement créée, que l’on doit activer en cas de soupçon de discrimination lors d’un recrutement. »

 

Pour mémoire, vous trouverez ci-après les précisions que Patrice Martin-Lalande avait tenu à apporter suite à la publication d’articles sur le travail parlementaire en famille dans Le Nouvel Observateur et Le Figaro.

A la suite d’une nouvelle mention de son travail parlementaire en famille dans Le Nouvel Observateur (ici, ici et ici), Patrice Martin-Lalande tient à rappeler plusieurs précisions.

1/ Le fait d’employer 2 membres de sa famille depuis janvier 2008, dans les conditions où le fait Patrice Martin-Lalande, est parfaitement légal et conforme aux règles de fonctionnement de l’Assemblée nationale.

2/ La composition de l’équipe parlementaire de Patrice Martin-Lalande est connue des milliers de personnes qui sont en contact chaque année avec son équipe, de tous ceux qui visitent le site du député, et de tous ceux qui reçoivent sa carte de vœux annuelle. L’inclusion dans une équipe parlementaire de membres de la famille avait d’ailleurs fait l’objet d’un article paru dans Le Petit Solognot du 2 février 2011 (ici).

3/ Comme Patrice Martin-Lalande l’avait dit à une journaliste du Figaro en septembre 2012: « J’ai vraiment toujours eu d’excellent(e)s assistant(e)s parlementaires. Nicolas est celui qui abat le plus de travail de tous les assistant(e)s que j’ai eu(e)s depuis mon élection en 1993. Le pire serait de me le faire prendre par un autre parlementaire ! Et si la majorité était de sens contraire j’aurais eu du mal à le garder : il serait naturellement rentré dans un cabinet ministériel. » (lisez ici l’intégralité de l’article)

4/ Comme Patrice Martin-Lalande l’avait aussi répondu à la journaliste du Figaro : « J’ai fait tristement le constat que la vie de député est tellement dévorante qu’elle peut rendre le député et sa femme étrangers l’un à l’autre quelle que soit leur bonne volonté. Pour la femme (et pour les enfants d’une autre manière) le plus terrible est d’avoir le sentiment qu’il y a toujours quelqu’un ou quelque chose de plus important qu’elle dans la vie de son député de mari, qu’elle n’est presque jamais prioritaire dans son agenda, samedi et dimanche compris ! J’ai divorcé et je me suis remarié avec Farida à qui j’ai proposé de laisser son emploi pour venir travailler avec moi. En partageant ainsi mes préoccupations et mes projets, Farida peut mieux prendre sa part de la vie hors norme d’un député, connaissant le pourquoi de tant d’absences, le sens noble de cet engagement total. Elle tient mon agenda à l’Assemblée, organise les nombreuses visites et traite des dossiers réservés. Elle partage un certain nombre de représentations où ceux qui organisent les cérémonies sont heureux que nous venions tous les deux. Elle prend courageusement sa part des moments fatigants ou peu gratifiants comme de conduire pour aller à l’Assemblée le lundi soir entre 22h et minuit ou prendre des notes à des heures où presqu’aucun salarié n’est encore au travail ! »

7/ Comme Patrice Martin-Lalande l’avait enfin précisé à la journaliste du Figaro : « Les fonctions que remplissent Farida et Nicolas devraient être remplies par d’autres s’ils n’étaient pas à cette place : non seulement cela ne coûte rien de plus à l’Assemblée mais elle fait des économies car les heures supplémentaires ne sont jamais comptées ! Nos concitoyens ont tout à gagner en ayant un député équilibré et heureux en famille malgré la charge écrasante – et passionnante – de sa mission au service de tous ! ».