Aides à la presse quotidienne régionale : Patrice Martin-Lalande interroge le Premier Ministre

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Patrice Martin-Lalande interroge dans l’hémicycle le Gouvernement

Patrice Martin-Lalande a interrogé le Premier ministre lors de la séance des questions d’actualité du 9 juillet sur l’évolution des aides à la presse quotidienne régionale.

Visionnez ici et lisez ci-dessous sa question au Gouvernement.

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Question au Gouvernement

de Patrice MARTIN-LALANDE

député de Loir-et-Cher

sur l’évolution des aides à la presse quotidienne régionale

mardi 9/07/13

 

 

M. le Premier Ministre,

La presse quotidienne régionale est lue chaque jour par 19 millions de lecteurs, fait vivre 16 000 salariés – dont 5 000 journalistes – et entretient un réseau unique de 30 000 correspondants locaux.

Hier, pour la 1ère fois de son histoire, la presse régionale a publié un appel solennel aux pouvoirs publics pour ne pas « casser » l’outil du portage.

Comme ancien rapporteur spécial du budget des médias, je peux témoigner que le portage constitue l’un des outils les plus efficaces pour la reconquête des lecteurs.

A juste titre, le Gouvernement précédent, à la suite des « États Généraux de la Presse Écrite » de 2008, avait considérablement augmenté l’aide au portage. Il l’avait maintenue en 2012 au niveau de 45 millions d’€.

Aujourd’hui, les décisions prises par votre Gouvernement menacent gravement le portage de la presse régionale, qui est une activité de main-d’œuvre.

Non seulement vous avez réduit cette aide au portage à 38 millions d’€ dans la loi de finances pour 2013, mais vous avez gelé le ¼ de leur montant !

Pour assurer le pluralisme de l’information et permettre la reconquête des lecteurs face à la concurrence de l’internet, le Gouvernement doit arrêter d’étrangler le développement du portage.

C’est le type même de la « mauvaise économie » budgétaire car, en renonçant au meilleur outil de reconquête des lecteurs, toutes les autres aides à la presse perdent de leur efficacité.

Enfin, déjà privée des « petites annonces », confrontée à un marché publicitaire en pleine régression et lourdement concurrencée par l’internet, la presse régionale a peur d’une nouvelle hémorragie de ses ressources si le Gouvernement remet en cause les règles du marché publicitaire.

Fournir une information locale de qualité est une mission d’intérêt général. Votre Gouvernement s’engage-t-il à maintenir les aides à la presse régionale pour lui permettre de remplir cette mission et de réussir son adaptation à l’ère numérique ?

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